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Si Cartagena de Indias etait une femme…

Un parfum d’Afrique,

A la peau douce et fruitée,

Une sensualité latine,

Aux yeux en amande.

 

Farouche et fière,

Avec ses remparts et ses canons,

Face a la nouvelle ville,

Un joyau certi dans le bleu des Caraibes.

 

Amicale avec un brin de nonchalance,

Aux heures chaudes de la journée,

Romantique et passionée,

Aux heures chaudes de la nuit…

 

Une femme envoutante et belle,

Avec ses maisons colorées,

Des lignes et des courbes parfaites,

Dansant sur une peau couleur de café.

 

B… comme Bogota… ou B… comme…

C’est dur d’accrocher le Bonheur,

Le ranger dans une case,

Le quantifier, l’expliquer.

On a envie de le retenir,

De memoriser la formule,

Comprendre,

Pourquoi…

 

Finalement, etre triste ou deprime,

C’est peut etre plus facile.

Laisser les barrieres en place,

Attendre.

La Vie, ne s’attends pas,

La Vie se vit, ici et maintenant,

Sans attentes.

 

Le Bohneur ne se retiend pas,

Pas de cage doree,

De formule magique.

Juste l’expression d’un sourire,

Du Lacher-prise,

De la main ouverte,

Qui ne retiend rien,

Mais possede le Tout…

 

C’est peut etre ca,

Que j’ai appris ici.

La spontaneite, la gaiete.

Beaucoup de gens avec le Coeur ouvert,

Qui reflechissent moins…

 

Alors on dit quoi quand le Coeur deborde de joie,

On dit Merci,

Et on l’envoie a tous ceux qu’on aime…

En passant par le milieu du monde…

15ème heure de bus,

Ca fait 2h que l’on est arreté,

Au  milieu de nulle part.

La pluie et la nuit equatorienne,

Envellopent la file interminable de véhicules…

 

Passage de frontière,

Suspension entre deux mondes,

Toujours…

L’atmosphère devient etouffante,

Les gens s’agitent,

Quand enfin, le ronronnement du moteur reprend.

 

Plié en quatre, la tète collée sur la vitre humide,

Le songe me rattrape…

Pattes de poulets  nageant dans le bouillon  d’un bouiboui mal eclairé,

Melées a la pègre  equatorienne et un amour lointain.

Le soleil me reveille  a l’entrée de Quito,

Les banlieux hostiles aux couleurs passées,

S’étalent entre les montagnes.

La jungle équatorienne devient urbaine,

La loi du plus fort…

 

Les gens descendent petit a petit, un peu n’importe ou,

Bientot vient notre tour,

Le terminus…

Au bord de la rocade,

Les voitures fusent…

1ère chose: ne pas chercher a comprendre comment on a aterri la!

2ème chose: se mettre a l’abri!

3ème chose: trouver ou dormir!

4ème chose: qu’est ce que je fous en short et en tong a 3000m d’altitude…

Bienvenue a Quito!

 

4 jours seulement en Equateur,

Près de la moitié du monde,

Face aux volcans actifs de la cordillère,

Dans un « secret garden » bien agréable,

Une auberge  chaleureuse, colorée, vivante,

Avec terrasse, feu de bois et vue sur les clochers de Quito…

Le sanctuaire du voyageur a sac a dos,

Le lieu révé pour  acceuillir ma première chiasse…

Eh oui! la première en 6 mois…

 

Bon, mis a part les descentes perilleuses  du lit superposé en pleine nuit,

Et la magnifique cuvette des chiottes,

La vieille ville est magnifique.

Parsemée d’églises coloniales et de places animées.

Acceuillante le jour,

Dangeureuse la nuit,

Sombre, underground,

A travers les vitres du taxi qui file a toute vitesse vers l’aéroport,

Direction Bogota…

 

De l’isla del sol au bord de l’ocean…

Mais qu’est ce qu’il fait? Ou il est? Est il vivant? Qu’est ce qu’il mange..?

Autant de questions qui, je suis sur, vous empechent de dormir..! Enfin… non, j’espere pas.

Ca fait un petit moment que je n’ai pas vraiment donne de nouvelles brutes, journalistiques. Du concret quoi!

Ne comptez pas sur moi pour faire un catalogue de ce que je vois, les guides de voyage s’en chargent tres bien. Essayez juste de vous imaginer un road movie. Un film avec des couleurs, de la musique, des gens, des fetes religieuses, des poulets… Un film, sur 10 jours, ou le bus traverse des deserts de sable, de la foret luxuriante, des volcans enneiges…

Il faut vous laisser entrainer comme quand on tombe amoureux. Un envolee douce et de plus en plus profonde vers la comprehension de l’autre. J’ai beaucoup aime Arequipa la blanche pour la texture des pierres, les rencontres peruviennes qui amenent a faire un foot a 7h du mat dans une cite (2h de sommeil… dur, dur) et pour les lumieres de fin d’apres-midi…

Je vous parle de poulets dans mon film, parce que effectivement, toutes les variations de la poulitude se trouvent dans nos assiettes. Je peux vous assurer que nos chers galinaces serrent les fesses dans la rue en voyant les milanesas, chicharons, hanburgesas des cartes des restos…

Il manquerait quelque chose si j’oubliais de dire que nous avons troque le bus pour un petit avion. Un avion pour survoler un mystere. Une immense carte du ciel imprimee en plein desert: les lignes de Nazca…

10 jours de voyage donc… Pas mal de km du paisible lac Titicaca cote Bolivie jusqu’a Mancora. Station balneaire tout au nord du pays avec vagues et soleil…

A vous d’imaginer la suite…

Partance, errance…

Qui n’est jamais reste face a une fenetre?

Qui n’a jamais perdu son regard,

Dans un soleil couchant,

Dans des nuages vagabondants,

Sur un horizon fuyant…

 

Cet endroit ou la Terre rencontre le Ciel.

 

Comment ne pas se laisser hypnotiser?

Par une route poussiereuse,

Un sentier dans la jungle,

La proue d’un bateau…

 

La limite du reel et de l’onirique.

 

Glisser, marcher,

Rouler, voguer,

L’ailleurs est toujours la,

Le dehors,

Romantique, colore, grand, bruyant,

Silencieux, lumineux.

Le vent, la chaleur, le froid, le gris plombe d’un ciel d’orage…

Exitant…

 

La chanson d’amour d’un ciel cotonneux…

 

La realite se mele a la pensee,

Elle voit mais ne regarde pas,

Entends mais n’ecoute pas,

Face a la fenetre le buvard absorbe,

Dans un etat de presence-absence,

Une vacuite,

Une etonnante lucidite…

 

Partir?

Pour aller ou?

 

On s’en fout!

C’est la route qui est bonne,

Le sentier, le chemin, les marches,

La solitude-pleinitude du sac a dos,

Du vent dans les voiles…

 

Marcher dans une rue sombre,

Eclairee par les lumieres aux fenetres,

Une gare routiere, un aeroport,

Tous ces croisements de voies, de routes…

Grisant…

 

Ca ne s’explique pas trouver la paix dans le mouvement,

C’est comme un vent chaud, un alizee,

Sur le visage.

L’esprit n’aime pas les cages,

Il prefere les ciels etoiles,

Les feux de bois dans le desert,

Les fous rires sur un pousse-pousse,

Entendre pleurer un harmonica…

 

Regarder l’agitation, le calme,

En souriant,

A l’exterieur,

Ou a l’interieur…?

De soi.

 

A l’interieur, je dirais,

Au plus pres de soi,

Sur le sentier,

Qui se fait sans bouger,

La, ici et maintenant…

 

Reve aerien…

Le feu crepite doucement,

Les etincelles jaillissantes,

Font echo au ciel etoile.

C’est une douce nuit qui s’annonce.

 

Les pierres sont encore chaudes,

Le soleil s’est eteint mais la Vie est toujours la,

Il la percoit,

Comme une respiration ample et tranquille,

Rassurante, envellopante,

Puissante…

 

Comme pour ses ancetres avant lui,

La ceremonie a lieu dehors,

Face au cosmos,

Dans une nature vibrante,

Sans protection, ni paravent,

Le Shaman se nourrit de cette puissance elementaire.

 

Apres une offrande a Pachamama,

Il repose le bol en bois,

Vide,

De son liquide hallucinogene.

 

Qui n’a jamais reve de voler?

De glisser dans les nuages comme un oiseau libre,

De froler les cimes,

D’embrasser le monde d’un regard,

De caresser les arbres…

 

Comme un spectre,

Le Shaman se deplace, se nourrit, parle

Aux vieux esprits,

Des pierres seculaires, des arbres centenaires,

Au vent indomptable,

Aux formes etranges dans la voie lactee,

A tous ces animaux sacres,

Puma, Serpent, Condor,

Force, medecine et paix.

Le totem inca…

La trinite,

Encore…

 

Le vieil homme ridé,

Relique des temps passés,

Suffit a insufler un souffle de Vie.

En transe,

Il parcourt les chemins de sa cité.

 

La lumiere de la Lune,

Cascade sur les terasses etagées,

Il y a quelque chose d’aérien autour de lui,

Toutes ces pierres regulièrement posées,

Donnent une sensation d’envolée.

Un nid d’aigle,

Robuste, fier, mystérieux.

 

Humblement,

Il se dirige vers le temple.

La Huaca l’acceuille,

Douce, pleine,

Et sert de témoin,

A sa communion avec l’Inti.

La connaissance l’envahit.

 

Sous la lumiere blanche de la Lune,

Le coeur du Shaman s’embrase,

Dans la nuit…

 

 

Le vrai révolutionnaire est animé par un grand sentiment d’Amour.

           -Che Guevarra-

 

Si vous voulez changer le monde, soyez le changement.

            -Ghandi-

Camino Inca…

Eblouissant,

Facinant,

Mouillant,

Revant,

Puissant,

Riant,

Suant,

Culturant….

 

Tellement, que je ne sais pas vraiment quoi dire. Marche pendant 4 jours, sur le chemin des incas, a grimper sur des sentiers de pierre plus que centenaires, a traverser des cols de haute montagne, a plonger dans des forets junglesques et decouvrir des citadelles perdues dans le brouillard et l’humidite, perchees sur des pitons rocheux….

Et puis, il y a l’arrivee…. Au sortir de la porte du soleil, la citadelle mysterieuse du Machu Pichu s’offre a nous. Posee sur la montagne comme une partie du paysage. J’irais meme jusqu’a dire que le site est embelli par la construction de l’homme. Les pierres de la montagne font  partie integrante de la citadelle, dessinant des visages, des animaux…

Il y a des lieux dans le monde qui sont magiques, des endroits hors du temps. Ou plutot, est ce nous qui sommes hors du temps? La presence magique qui regne a ces moments la est epoustouflante. Comme un poids, une attraction magnetique puissante qui propulse ailleurs.

 

 

La maison…

La premiere fois, on se dit qu on va y revenir, la seconde, on est pas loin de deplacer le billet retour et la troisieme…. on a plus envie de rentrer.

Franchement, je pourrai ecrire 100 pages, ca se resumerait a quelques mots. ¨je suis bien¨. C est comme des petits instants magiques mis bout a bout.

Ca fait bientot 10 jours que nous sommes poses a Cuzco. C est devenu ¨la maison¨…

Meme si il n y a pas de peruviens en slip qui jouent de la flute de pan, ce qui est bien dommage je l entends bien, les rues, les murs, les pierres, les marches a bronzer au soleil, les jus de fruits sont devenus comme une petite partie de nous.

Nous avons elu domicile sur les hauteurs de Cuzco, vers la place San Blas. Rues pavees, petite eglise, bancs pour regarder les mamies tricoter, les gamins jouer au foot et les lamas…

Les lamas, toute une histoire! Je pense que c est la creature la plus snob que j ai jamais vu! C est encore pire que le chameau ou le dromadaire. Monsieur se promene tranquillement dans les rues pres de sa maitresse, l air de dire que c est lui qui la promene… Avec ses couettes rouges dans les cheveux, faut pas le prendre pour une fiotte! Monsieur s est fait beau pour etre pris en photo.

C est vraiment irreel de manger un croissant le matin, et de le voir passer regardant devant lui, fier, l air de dire ¨je suis un lama et je vous emmerde tous!¨

Pendant que ces charmantes bestioles mastiquent, je ne sais quoi (ca donne un air…), toute la journee, nous, on prends des cours d espagnol.

Assis, face au tableau, comme au bon vieux temps, assidus, serieux… Avec la prof qui se demande pourquoi on lui a colle deux zebres pareils qui passent leurs temps a raconter n importe quoi et a rigoler. Il faut dire qu elle rigole bien elle aussi!

C est peut etre ca qui fait aussi la magie de l endroit, la langue! C est vraiment genial de parler espagnol et donc de pouvoir s exprimer avec tout le monde. Dans les bus, les bars,  la rue… Ca cree beaucoup plus de liens fait que l on se sent plus proches des gens autour de nous.

On est d ailleurs tous un peu proche de ce bordel organise. Par exemple, les gares routieres. Toute une histoire! Quand je dis gare routiere il faut entendre, lieu ou on doit monter dans un bus, avec de la musique disco a fond les ballons, des chevres et environ 150 personnes…. Le bus a l air rempli, il y a 4 enfants par sieges, Pedro qui dort sur Mamita, Luis l inca qui se faufile entre les poules… mais il y a toujours de la place pour toi. C est pas magique ca! Il faudrait filmer et l envoyer aux reseaux de transports francais!

La vie s ecoule donc, tranquillement, entre deux siestes, des visites, des fous rire en cours d espagnol, quelques milanaises de poulet et beaucoup de bonnes soirees!!!

Dans 3 jours nous partons sur le chemin de l inca. 4 jours de marche avec l arrivee au Macchu Pichu…

 

Dans tous ces moments magiques ,de communion, je ne manque jamais de penser a vous et de vous envoyer tout l amour que ca peut susciter en moi. Je vous embrasse tous.

PS   Mon portable recoit les SMS, mais je ne peux pas ecouter les messages car il faut un code secret.

Instant planant…

La musique,

Une onde bien particulière dans le frisson de l’univers,

Voyage avec l’âme dans la trame du monde.

 

Elle plane,

Aérienne, chaude, vivante,

Comme le souffle chaud du couchant,

Dans les ailes déployées du grand condor.

 

La vibration monte aussi de la Terre,

Vibrante, accueillante, colorée,

Comme l’orchidée ouverte face à la rosée.

 

L’air du temps,

Se joue de nous,

Même à la table d’un restaurant.

 

Une grillade,

Oui!

Mais, à la flûte de pan…

Cuzco…

Cuzco,

Ca vous evoque quoi?

Comme ca, d’emblée, de vous a moi.

Moi, ca me fait comme des petits frissons dans le dos,

Quand je vois defiler les rues par la fenetre du taxi.

 

Les citadelles incas perchées sur les crètes,

Flirtant entre ciel et terre.

Les épais murs de granit enfoncés dans la jungle,

Le condor majestueux, planant entre les hommes et les dieux,

Portant le soleil dans ses serres.

 

L’Eldorado,

Le rève colonial de Pizarro.

La cité des pierres mélées,

Les églises espagnoles bien taillées,

Sur les blocs des temples légendaires.

 

Ici, le soleil, la lune, les étoiles,

Dansent avec les arbres, les animaux.

L’homme s’inscrit dans le cercle,

Pas en son centre,

Ou il laisse la place a l’astre solaire.

 

C’est facile de se laisser hypnotiser,

Agréable de déambuler,

Curieux de croiser des lamas fiers, impassibles,

Mignon de voir les bébés ficelés avec leurs bonnets,

Se laissant ballader dans leurs tissus colorés.

C’est vraiment bon….

 

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