Archive pour janvier, 2009

La maison…

La premiere fois, on se dit qu on va y revenir, la seconde, on est pas loin de deplacer le billet retour et la troisieme…. on a plus envie de rentrer.

Franchement, je pourrai ecrire 100 pages, ca se resumerait a quelques mots. ¨je suis bien¨. C est comme des petits instants magiques mis bout a bout.

Ca fait bientot 10 jours que nous sommes poses a Cuzco. C est devenu ¨la maison¨…

Meme si il n y a pas de peruviens en slip qui jouent de la flute de pan, ce qui est bien dommage je l entends bien, les rues, les murs, les pierres, les marches a bronzer au soleil, les jus de fruits sont devenus comme une petite partie de nous.

Nous avons elu domicile sur les hauteurs de Cuzco, vers la place San Blas. Rues pavees, petite eglise, bancs pour regarder les mamies tricoter, les gamins jouer au foot et les lamas…

Les lamas, toute une histoire! Je pense que c est la creature la plus snob que j ai jamais vu! C est encore pire que le chameau ou le dromadaire. Monsieur se promene tranquillement dans les rues pres de sa maitresse, l air de dire que c est lui qui la promene… Avec ses couettes rouges dans les cheveux, faut pas le prendre pour une fiotte! Monsieur s est fait beau pour etre pris en photo.

C est vraiment irreel de manger un croissant le matin, et de le voir passer regardant devant lui, fier, l air de dire ¨je suis un lama et je vous emmerde tous!¨

Pendant que ces charmantes bestioles mastiquent, je ne sais quoi (ca donne un air…), toute la journee, nous, on prends des cours d espagnol.

Assis, face au tableau, comme au bon vieux temps, assidus, serieux… Avec la prof qui se demande pourquoi on lui a colle deux zebres pareils qui passent leurs temps a raconter n importe quoi et a rigoler. Il faut dire qu elle rigole bien elle aussi!

C est peut etre ca qui fait aussi la magie de l endroit, la langue! C est vraiment genial de parler espagnol et donc de pouvoir s exprimer avec tout le monde. Dans les bus, les bars,  la rue… Ca cree beaucoup plus de liens fait que l on se sent plus proches des gens autour de nous.

On est d ailleurs tous un peu proche de ce bordel organise. Par exemple, les gares routieres. Toute une histoire! Quand je dis gare routiere il faut entendre, lieu ou on doit monter dans un bus, avec de la musique disco a fond les ballons, des chevres et environ 150 personnes…. Le bus a l air rempli, il y a 4 enfants par sieges, Pedro qui dort sur Mamita, Luis l inca qui se faufile entre les poules… mais il y a toujours de la place pour toi. C est pas magique ca! Il faudrait filmer et l envoyer aux reseaux de transports francais!

La vie s ecoule donc, tranquillement, entre deux siestes, des visites, des fous rire en cours d espagnol, quelques milanaises de poulet et beaucoup de bonnes soirees!!!

Dans 3 jours nous partons sur le chemin de l inca. 4 jours de marche avec l arrivee au Macchu Pichu…

 

Dans tous ces moments magiques ,de communion, je ne manque jamais de penser a vous et de vous envoyer tout l amour que ca peut susciter en moi. Je vous embrasse tous.

PS   Mon portable recoit les SMS, mais je ne peux pas ecouter les messages car il faut un code secret.

Instant planant…

La musique,

Une onde bien particulière dans le frisson de l’univers,

Voyage avec l’âme dans la trame du monde.

 

Elle plane,

Aérienne, chaude, vivante,

Comme le souffle chaud du couchant,

Dans les ailes déployées du grand condor.

 

La vibration monte aussi de la Terre,

Vibrante, accueillante, colorée,

Comme l’orchidée ouverte face à la rosée.

 

L’air du temps,

Se joue de nous,

Même à la table d’un restaurant.

 

Une grillade,

Oui!

Mais, à la flûte de pan…

Cuzco…

Cuzco,

Ca vous evoque quoi?

Comme ca, d’emblée, de vous a moi.

Moi, ca me fait comme des petits frissons dans le dos,

Quand je vois defiler les rues par la fenetre du taxi.

 

Les citadelles incas perchées sur les crètes,

Flirtant entre ciel et terre.

Les épais murs de granit enfoncés dans la jungle,

Le condor majestueux, planant entre les hommes et les dieux,

Portant le soleil dans ses serres.

 

L’Eldorado,

Le rève colonial de Pizarro.

La cité des pierres mélées,

Les églises espagnoles bien taillées,

Sur les blocs des temples légendaires.

 

Ici, le soleil, la lune, les étoiles,

Dansent avec les arbres, les animaux.

L’homme s’inscrit dans le cercle,

Pas en son centre,

Ou il laisse la place a l’astre solaire.

 

C’est facile de se laisser hypnotiser,

Agréable de déambuler,

Curieux de croiser des lamas fiers, impassibles,

Mignon de voir les bébés ficelés avec leurs bonnets,

Se laissant ballader dans leurs tissus colorés.

C’est vraiment bon….

 

Toujours les transports magiques…

16, 17… il continue, ca monte, ca monte, il y a de la place, 18, 19… une maman avec son enfant se signe et refuse de monter, 20!

Ca y est, on y est! On est bien la, collé les uns aux autres. Faut voir le nombre de gens qu’on peut entasser (c’est le terme) dans un combi Volkswagen! Je pense, neanmoins que si le chauffeur freine brusquement, si tant est que les freins ne lachent pas, j’emascule mon vis a vis et je me fracture le crane contre le montant en fer! Le cote positif, c’est que la ceinture de securité est inutile…

Les transports, c’est toujours un grand moment de bonheur. Partager son espace avec des etrangers, la musique a fond, avec souvent quelques animaux et sacs a patates a bord. C’est toujours pour moi, un moment ou je me sens bien, proche et lointain, un moment ou l’esprit s’evade, reflechis. Des instants de communion ou j’ai envie de rire, de parler avec les gens a coté.
Au plus il a de gens differents autour de moi, au plus j’ai l’impression que malgré tout, on est tous pareils. Chacun entrainé dans le flux de Vie qui nous entoure tenant sa barque.

C’est tellement different de l’Asie, mais pourtant ca vibre autant en moi. Beaucoup d’autres facettes s’allument, se mettent a vivre et a chaque fois, etre bien la ou on est au moment ou l’on est…

La baie de Huanchaco…

Qu’est ce que se serait dit Pizarro, s’il avait accoste a Huanchaco 500 ans plus tard?

Moi, je pense que ca lui aurait bien plu, ce petit village de pecheurs. Son grand ponton romantique qui avance dans l’ocean. Ses petits bateaux de branches aux bouts pointus recourbes vers le haut qui semblent monter la garde sur la plage, le soir venu. Sa petite eglise posee sur la colline.

Je ne sais pas trop si il aurait aime faire du surf, caresser les vagues comme un papillon, moi, en tous cas, j’ai aime…

Ici, le soleil tombe dans l’ocean et je realise que c’est vraiment irreel d’etre assis la, alors que l’Europe affronte une bonne vague de froid. (ca passe meme aux infos ici). 40cm de neige a Marseille, c’est dingue!

C’est donc un petit bout du monde bien tranquille que j’ai choisi pour debuter cette ballade sud-americaine. Et il n’y a pas de doutes, on y est en Amerique du sud! Meme si le Perou, dans notre imaginaire, c’est plutot les montagnes avec les flutes de pan. Il y a aussi, les petits villages de pecheurs dissemines sur la cote desertique qui vivent encore au rythme des marees.

On a tous en nous un petit cote Amerique du sud. Un petit cote bordelique, un petit cote pecheur bedonnant en marcel, l’envie de dire « hasta lueg », l’envie de s’asseoir dans la rue et de regarder passer les gens, l’envie de mettre des couleurs sur les maisons…

Il y a aussi la musique… Pas de la musique de depressif ou de punk a roulettes mais une musique qui donne envie de rire, de se detendre.

Mais surtout, il y a les gens, hauts en couleurs, aimables, expansifs, spontanes, un peu enfantins par certains cotes. Je me suis retrouve de l’autre cote des barrieres de l’aeroport pour aller chercher xavier, ce soir. On se serait cru sur la croisette. Les familles entieres se deplacent pour aller acceuillir les amis, chacun a sa pancarte, il y des larmes, des cris, des ovations pour les amoureux ou un decollete trop plongeant…. C’est vivant, c’est spontane, c’est vraiment… sympa.

Le sac…

Comme me l’a fait remarquer un ami souhaiter une bonne année, finalement, ca rime pas a grand chose. On a deja du mal a savoir si telle tarte est bonne ou pas, alors une annee, pensez-vous! Des fois, certains bons moments s’averent difficiles a digerer sur la fin, d’autres, on a carrement du mal a les avaler, et sans parler de ceux qui sont vraiment degueulasses mais qui font du bien… apres.

Toutes ces petites parts de vie que nous choisissons de macher (ou pas), de digerer (ou pas), d’apprecier… ou pas. Ces petites bouchees colorees, douces, ameres, rugueuses que l’on goute avec curiosite. On ne sait, d’ailleurs, toujours pas qui fait la cuisine… A voir. Je souhaite donc a tous, beaucoup d’appetit, de la curiosité, du courage pour enlever les arètes, un bon tube digestif et a la fin, un gros…. (a vous de trouver la rime )

13 kg. Je suis tout fier. Parce qu’on est fier, oui messieurs dames, de faire rentrer sa maison pour 3 mois dans un sac a bretelles. Fier, de sortir au moment opportun, LA chose appropriée a LA situation extreme. Fier, de faire admirer d’un air degagé son couteau mutifonction aspirateur-four a microondes, aux collegues qui galerent avec un couteau de cuisine…

Oui, mais voila! On a l’air con quand il arrive pas ce p…ain de sac! Quand tout le monde repart en souriant avec leurs 15 valises remplies a bloc et que toi tu restes devant le tapis a prier pour que ce soit pas tombé sur toi. Vous me direz, faut bien que ca arrive un jour! Et je dirai, « c’est pas faux », mais bon… La seule petite satisfaction egoiste est que je ne suis pas le seul, on est bien une trentaine. Et si je comprends bien, il y en a qui attendent depuis 4 jours et meme un depuis 1 mois. Un mois, je ne sais pas si vous vous rendez compte! Il est venu pour se marier au Perou et heureusement pour lui, il a garde la robe de mariée de sa femme avec lui, en bagage a main.

J’ai aussi plaint, les deux agents Iberia, qui ont vu 30 personnes leur crier dessus, alors qu’ils n’y sont pour rien… Faut bien qu’il y en ait un qui prenne, on me dit!

J’ai passe, donc, deux bonnes journées a telephoner, faire des allers-retours a l’aeroport pour m’entendre dire une bonne dizaine de fois de facon cordiale mais un peu génée « nous ne savons pas ou se trouve votre sac, on verra dans 2-3 jours… » J’ai donc eu une bonne dizaine de fois envie de faire bouffer le clavier de l’ordi a Pedro d’Iberia!

Meme la presse a été alertée, et il s’en est fallu de peu pour que je me retrouve sur une photo, pour le journal de la capitale, en slip avec un bonnet peruvien a faire la manche dans l’aéroport.

Finalement, tout est bien qui finit bien puisqu’il est arrivé 2 jours apres.

Mis a part cette mesaventure qui fait partie de l’aventure, j’ai pu un peu me ballader dans Lima. Que j’ai trouvé… « charmante ». C’est vrai, je m’attendais a une jungle urbaine sur fond de musique latino, un centre ville colonial superbe, des mises en garde de securité, des braquages, de la drogue… le top quoi!

Eh bien, en fait, c’est ça!

Mais bon, il y a aussi les gens, certains a la peau cuivrée et aux profils anguleux, tous (ceux que j’ai rencontre) gentils, souriants. Et puis, il y a comme un feeling qui se degage de ce continent, je ne sais pas comment le decrire mais ca donne envie de s’y meler, d’ecouter de la salsa et de boire un café au soleil, d’observer les vieux conquistadors pleins de fierté, parler espagnol… C’est d’ailleurs tres sympa de pouvoir parler avec les gens autrement qu’en anglais, sans qu’on devine d’ou je viens a mon accent de m…

Voila pour ces premiers jours…

 Je vous embrasse tous!

Arrivee a Lima

Un petit message rapide pour dire a tout le monde que je suis bien arrivé a Lima.

Bonne ambiance des le depart vu que mon sac n est toujours pas arrivé…

On se rends vite compte que l on est plus en Asie. Flics partout, conseils de securité…

 Gros bisous a tous.

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